Saturday, July 25, 2009

dégoût

si un quadrillage d'ocre
poursuit en vain mon lino
je crierai comme un ours blanc pris sous les glaces
me griffant encore les avant bras
jusqu'à cette révolution précoce
emportés sur ce sol de gravats, je dérape, c'est admis, et m'érafle quand je donne une ligne de fuite à la poussière, suivant la ligne de mon bras, suivant ces lignes de parole qui se répètent pour se poursuivre elles-mêmes.
chaque mot est un signe vide, et l'air est un poison qui fond sur sa proie, et il n'y a pas d'air.
un court moment pendant la chute où l'on flotte dans l'entre-deux, et se repose dans le courant.

Friday, June 12, 2009

Foudroiement karmique dans une brume ambrée d'opaques volutes irlandaise. (simili-tanka n°1)

Vois le brise gorge,
dis ses soupirs étouffés,
sous le pavé nu-
c'était un geste retenu
et son sourire assassin
(point)

Monday, January 09, 2006

ça ne fait pas blanquette...

sachant que:
l'anscripte insatiable
est tête en tête, elle antre, et casst'erre, comme une griffe de pluie sur la joue d'un tigre/
elle chausse, et survole la créepuscule, bravant les briqueries noires et la fumée senteuse qui en expire
poussant des cheveux mous en rainures régulières, sur mon tapis.
c'était une question de temps, mes plaisirs, quels sables sont les doigts quand gronde l'archipeste.
les rayons!
les rayons!
tout est presque calme si on ne regarde pas.
il y a une piece vide juste à côté, et à chaque fois que la porte s'ouvre, on y voit quelqu'un bondire par les fenêtres, le deux d'un coup oui! il faut y parler dans une autre langue mais seulement si le mur le veut bien. il faut donc lui demander, oui, comme ça, avec l'accent coréen, comme quand on répète à son coeur de chat
"les objets, avec des pieds, oui, les chances de succès en sont plus prégnantes, il faut reposer chaque petit point juste à sa lisière là où chaque petit point que tu as posé guette et montre les crocs; mais en silence; mais en silence, en grognant en silence, en suivant son petit chemin tout petit, et en joignant les lignes en silence de la toile de brins de lame, en mâchant dans ses petits crocs le feuillage de la nuit solide qui endort peu à peu"
it was only time.

il convient que:
mais pas hélas!
les rues sont de Grandes Bouches déguisées, et les hôtels de la langue rouge qui hululent dans ton dos; les lampes trop haut, et je t'ai vue pointer l'index (il n'y avait que de l'air) alors que tu te taisais à jamais (qui le sait encore ?)
;
pour sceller une porte, choisissant un rideau de mer, donne moi un synonyme de "muqueuse", on voit trop bien le subterfuge, c'était un théâtre aux sièges rougis par la bave des passants morts; on a traversé le sol plusieurs fois, c'était comme une montagne russe pour personnes âgées, ce petit haut-le-coeur...
le long bras noir qui nous écrase...
était-ce bien une lampe? ou l'oeil d'un serpent?


Saturday, January 07, 2006

newcastle really looks like a cheap japanese fast-food

the upper part of me died in newcastle
the other at yoshinoya's.
il y avait un flot ininterompu de silhouettes décrépies, like a big scratch
battant la mesure de mes doigts frêles
la main sur les lêvre-
each breath ho ho how
fig.1 station debout. les bruits de chair percutent et frottent les vêtements maigrelets
fig.2 retombe là droit comme un piquet
fig.3 retombe là droit comme un piquet
fig.4 étends les bras en croix, et maudis chaque visage
fig.5 les supermarchés de la culture sont une caverne en U où l'air violent tourne sur lui-même
fig.6 l'endroit à changé, la stature et la même, il manque un personnage.

un chanteur irritant s'est donné la mort à montpellier. toutes nos condoléances à sa non-famille.
un architecte barbu, vêtu de peaux d'elfes, dessine des escaliers, et encore des escaliers; quelquechose dans la Lumière à quitté la Lumière, maintenant, le Fil dynamique se ballade quelque part sous la manche, il semble que malgré son envergure, un poisson médiocre le dévore doucement.
le paysage se déchire progresivement, et souffre et se filandre, plus il se rétrécit, plus les distances s'allongent, je refais le rêve de l'oreiller: j'étais dans un train, et tout repèse derrière ma nuque, les rouages s'absorbent mal dans le veloûté des coussins, l'écran-soie traverse ma tête et joue une projection comique. "sailors fighting in the dancehall", entre autres, au pire.
la Lumière réclame le vagabondage.
chaque segment haché par le prisme mime cette saynète:
retombe là, droit comme un piquet.

Wednesday, January 04, 2006

glose au lit

roule et croince, dit le ventre, il s'agit ici de peindre avec ses doigts baveux:
"c'est la parenthèse!"
"c'est la sinistre signale de l'alphacoupegorge"
"c'est tellement spontané ssSss'keutudis, on le vit tous à un moment où un autre"
pinçant sur le coin des lêvres, c'est un automatisme, toutes ces fois où l'on se rappelle, je ne l'ai pas appelée, je ne sais plus du tout mais alors plus du tout où elle peut être, c'est à ce moment que l'on s'assoupit, la tête sur un banc de pierre, et grattant sa peau malade sur le minéral "oh-qu'il-est-naturel-et-plein, empli-de-rêves-durs, que-je-t'admire" qui sussure: voici l'instant saisi, regarde le sol-miroir, prends le temps de te souvenir de tes proches, il est déjà

Friday, November 04, 2005

ça ne va pas aider....

j'ai laissé tomber mon marteau de glace au milieu de l'objectif-ciel
c'est à ce moment que quelques créatures feulues, de celles qui échouent à écrire leurs poêmes de huit lignes ou cinq vignettes, ces essais foireux, qu'ils ont, que....
"l'existence est un puzzle", mais pas à chaque fois voyez comme j'essaie de (re)coller l'émorceau, mais c'était fichu me dit-on
pas de paradis originel non
mirage comme toutes les oasis
et allez donc savoir ce qui me rend si heureux

Sunday, October 30, 2005

le phare dans la brume solide

Las! toujours au bord de la colline, rien d'abrupt ne me jette au bas de l'acéré récif, celà n'effleure que de juste, toute éraflure grisante; il faudrait faire semblant de ne voir dans les becs d'enfants que la capsule de leur ivresse;
les mains sur les yeux
tituber à en creuser, et retirer les miroirs sous les ongles
c'est presqu'un haut-le-coeur de savoir
que même les vitres dessinent des reflêts.