Saturday, April 16, 2005

le chien

La cour se vide, jouxtant le terrain de sport, beaucoup de poussière, mais peu de bruit; il y a une allée de marbre noir, des jets d'eau épars, et l'on marche sur de longues épitaphes. Plusieurs photographies, à même un bloc érigé sur le bord du square, des regards féroces, l'un est emprisonné, un géant sénégalo-norvégien au visage rongé de cratères, et ses oeuvres naïves peintes de mousses et de pastels. Un ivrogne traîne et beugle au loin: il tient dans sa main une laisse de cuir, au bout de laquelle, un collier de chien, qui racle le sol; il n'y a rien autour...
Il s'approche, insultant son collier triste, et tirant sur la corde, boitant un peu. Me regarde et me questionne: qu'arrivera-t-il? si je lâche la bride?

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