Monday, May 23, 2005

cette transparence inentamable est visible depuis les étoiles

recréant la grande lune mouvante
reposant la nuit sur ses déserts
je pense coucher ailleurs le frottement de mon doigt, attendez, même si l'on ne peut plus sortir, même si les villes sont scellées, même si je traverse la Manche comme on dessine une larme, d'un trait
posant cette muraille nue pour converser avec elle
" la morsure de l'indécision"
"j'aime tant te plaire"
"la musique est dehors"
.par peur des représailles.
"c'était dans ton dos"

un mérite saisi de stupeur

ce que la fatigue ne peut plus dire
les Hommes-Dieux
leur lassitude inébranlable
troisième credo, à mi-hauteur:
un instant qui griffe toutes les attaques.
"bonjour bras-de-suif"
"j'étais sorti, j'ai marché en rond
suis ma trace à l'odeur des enveloppes vides !"
"je t'avais manqué..."

mutisme fauve

le cri amusé d'un oiseau migrateur perce mes oreilles
ou nulle-part
sur ma peau humide, alors que je ne vois plus
dans un désordre exténué, j'ai offert mon crâne étendu aux brûlures vibrantes
qui l'ont abandonné au fond des eaux
et c'est là-bas encore, par conformisme,
qu'il crache sur les gardiens

tombeau des cerisiers

c'était derrière les rideaux
"il n'y a rien de plus"
et tout le rouge s'écoule sur les planches, alors que toute lumière faiblit
chaque miroir est un réflexe asymétrique
"nous aurions pu être dangereux, nous ne serons que fréquentables",
et encore,
sa colère muselée trace des monstres de nuages
pour y hurler dans l'éther

exsangue

nos rouages gris qui chantent dans les doutes
le frisson immense
soulève les bruits obstinés
d'il n'y a plus rien à faire
j'ai failli pleurer en effleurant la peau du silence