Monday, May 23, 2005

mutisme fauve

le cri amusé d'un oiseau migrateur perce mes oreilles
ou nulle-part
sur ma peau humide, alors que je ne vois plus
dans un désordre exténué, j'ai offert mon crâne étendu aux brûlures vibrantes
qui l'ont abandonné au fond des eaux
et c'est là-bas encore, par conformisme,
qu'il crache sur les gardiens

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