Friday, October 28, 2005

le garçon aveugle en trompe-l'oeil

à chaque
fois que je rêve que je vole, (une fois même, j'allais aussi haut que le visage d'un ami grand et haut, et je lui disais, "tu as vu dis? comme on peut aller haut!"), c'est un envol évident, un détachementun peu doux qui
ne crée aucune déchirure
il n'y a que ce terreau lourd, cet étouffement par reflêt, qui assume enfin sa nature convexe
alors après avoir franchi quelques ports de la marine, usés et pluvieux, on dérape un peu dans un piège qui s'étire, on mange un morceau, on racle le couteau contre le haut du palais, on crache des dents sur le mur, on garde quelques doigts pour après...
"eh bien, dit-il, se cognant contre un arbrisseau, je longe un pré, et là devant, qui est-ce qui attend sous l'abri de pierre ? eh! malignou! crétin arrythmé du bayou, c'est moi!"
par contradiction ou bien par conformisme ? j'ai poliment teinté mes yeux de violet.

1 comment:

Lolita said...

Hourrah, le Catland nouveau est arrivé! Une chose que j'adore, c'est chercher le sens profond de tes textes... même s'il n'y a peut-être aucun sens à trouver, en fait! En tout cas bravo et mirchi, ça valait le coup d'attendre... meow!